Investingactions iaénergiediversificationactualité des marchés

Actions énergie IA : le pari caché des valeurs européennes

Les actions énergie IA comme Schneider Electric ou Siemens Energy semblent diversifier. Souvent, elles doublent votre pari IA. Mesurez-le, exemple en euros.

Zune.Money TeamOctober 12, 202616 min read
Trois isolateurs en porcelaine et un câble de cuivre enroulé sur un bureau en chêne clair, à côté d'un ordinateur portable affichant un graphique bleu-vert, avec un pylône électrique derrière la fenêtre, pour illustrer les actions énergie IA en Europe

Les actions énergie IA sont devenues la valeur refuge de la semaine. Le jeudi 8 octobre, un article du Financial Times indiquant que le chiffre d'affaires annualisé d'OpenAI était inférieur d'environ 20 milliards de dollars à une estimation antérieure a fait reculer le Nasdaq de 1,25 %. CoreWeave a perdu près de 8 % et Oracle 5,5 %. Nous avons détaillé cette séance dans notre article sur la bulle IA et l'exposition de votre portefeuille.

Après une journée pareille, beaucoup d'investisseurs cherchent une façon « plus sûre » de détenir l'IA : les entreprises qui vendent aux data centers l'électricité, les câbles, les transformateurs et les tableaux électriques. En Europe, ce sont des noms familiers pour tout investisseur français. Schneider Electric, Legrand, Nexans, mais aussi Siemens Energy et Prysmian.

Voici le problème. Si vous avez acheté ces actions pour vous éloigner de l'IA, vous avez sans doute fait l'inverse. Ci-dessous, les données, un exemple chiffré en euros et une méthode simple pour mesurer votre propre dépendance à l'IA.

Qu'est-ce qu'une action énergie IA ?

Une action énergie IA est une société cotée dont la croissance dépend de l'électricité et des équipements électriques dont les data centers IA ont besoin, sans qu'elle vende elle-même des puces ou des logiciels d'IA. Elles se rangent en quatre familles :

  • Équipements de production d'électricité. Turbines à gaz et générateurs (Siemens Energy).
  • Équipements de réseau. Transformateurs, lignes haute tension et postes électriques (Siemens Energy, ABB, Prysmian, Nexans).
  • Matériel électrique et refroidissement dans le bâtiment. Tableaux électriques, jeux de barres, onduleurs, baies, refroidissement (Schneider Electric, Legrand, Siemens).
  • Services aux collectivités. Les « utilities », qui construisent et exploitent les réseaux et vendent le courant (Iberdrola, E.ON, Enel).

C'est un pari IA de second rang. Vous ne misez pas sur le modèle d'IA qui gagnera. Vous misez sur le fait que quelqu'un continuera à construire des data centers, quel que soit le gagnant.

Pourquoi la demande d'électricité des data centers est une histoire européenne

La demande est réelle et mesurable. Dans son rapport Energy and AI (avril 2025), l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que les data centers ont consommé environ 415 TWh d'électricité dans le monde en 2024. Dans son scénario central, ce chiffre double pour atteindre environ 945 TWh en 2030, un peu moins de 3 % de toute l'électricité consommée sur Terre.

L'Europe progresse moins vite que les États-Unis, mais elle progresse. L'AIE prévoit que la consommation des data centers européens augmentera de plus de 45 TWh d'ici 2030, soit +70 %. Aux États-Unis, la hausse avoisine 240 TWh, soit +130 %.

Le think tank Ember retient un périmètre européen plus large. Son rapport Grids for data centres (juin 2025) projette une demande des data centers européens qui passe de 96 TWh en 2024 à 168 TWh en 2030, puis 236 TWh en 2035. Les deux sources ne mesurent pas la même chose, mais elles vont dans le même sens.

Les chiffres locaux frappent davantage. Selon Ember, les data centers consommaient déjà en 2023 de 33 % à 42 % de l'électricité d'Amsterdam, Londres et Francfort, et près de 80 % à Dublin. Dans ces pôles, raccorder un nouveau data center au réseau prend en moyenne 7 à 10 ans.

Ce dernier chiffre explique l'intérêt des investisseurs pour les valeurs de réseau. En Europe, ce qui manque, ce ne sont pas les puces. C'est le câble et le transformateur entre la centrale et le serveur.

Ce qu'un data center achète en dehors des puces

Liste de courses approximative d'un nouveau data center IA, hors serveurs :

BesoinPourquoiFournisseurs européens cotés
Raccordement au réseauLignes haute tension, postes, transformateursSiemens Energy, ABB, Prysmian, Nexans
Alimentation de secours et sur siteTurbines à gaz, générateursSiemens Energy
Distribution électriqueTableaux électriques, jeux de barres, onduleursSchneider Electric, Legrand, ABB, Siemens
RefroidissementRefroidissement liquide et par air des baies IA densesSchneider Electric, Legrand
Câblage intérieurFibre et cuivre entre les baiesPrysmian, Nexans, Legrand

Schneider Electric, Legrand, Siemens Energy : quelle part vient des data centers ?

Plus que ne le laisse penser leur secteur. Voici ce que les entreprises ont elles-mêmes publié cette année.

Schneider Electric. En février 2026, Reuters a rapporté que les data centers et les réseaux représentaient environ 30 % des commandes de Schneider. Lors de ses résultats semestriels du 30 juillet 2026, le groupe a annoncé une croissance organique de 17 % de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, avec une demande « tirée par les data centers ». Son activité Systèmes, qui porte les projets de data centers, a progressé de 28 % en organique sur le trimestre.

Legrand. Le 29 juillet 2026, Legrand a indiqué que les data centers représentaient 26 % de ses ventes 2025 et près de la moitié de son chiffre d'affaires aux États-Unis. Le groupe a relevé son objectif de croissance des ventes 2026 à une fourchette de 16 % à 19 %, contre 10 % à 15 % auparavant.

Siemens Energy. Le 12 mai 2026, Siemens Energy a relevé sa prévision de croissance du chiffre d'affaires pour l'exercice 2026 à une fourchette de 14 % à 16 %, contre 11 % à 13 %. Le groupe a lié la demande de turbines à gaz aux data centers américains, et les commandes de sa division Grid Technologies ont bondi de plus de 41 %, à près de 7 milliards d'euros. En août, il a annoncé des commandes record de 17,9 milliards d'euros et un carnet de commandes de 162 milliards d'euros.

Prysmian. Le 20 juillet 2026, Prysmian a signé avec Molex un accord pouvant atteindre 5,5 milliards d'euros sur une durée allant jusqu'à 10 ans, pour des câbles optiques utilisés dans les data centers. Le groupe prévoit d'investir 1,25 milliard d'euros d'ici 2031 pour augmenter sa production de fibre.

Siemens. En février 2026, Siemens a relevé sa prévision de bénéfices, et son PDG Roland Busch a déclaré que la demande des data centers avait « largement dépassé nos attentes ». L'action a gagné plus de 6 % dans la matinée.

Rien de tout cela n'est une mauvaise nouvelle, bien au contraire. Mais une grande partie de la croissance de ces entreprises, et du prix que vous payez pour leurs actions, dépend désormais de la même chose que vos actions Nvidia.

Le piège de la diversification : quand les valeurs industrielles doublent votre pari IA

La plupart des vues de portefeuille classent les positions par secteur. Schneider, Legrand, Siemens Energy et Prysmian sont rangées dans l'Industrie. Iberdrola et E.ON dans les Services aux collectivités. Sur un camembert, elles ressemblent à l'opposé d'un pari sur la tech.

Le secteur décrit ce qu'une entreprise fabrique. Il ne dit pas qui achète. Un fabricant de transformateurs dont le carnet de commandes grossit grâce aux data centers suit les dépenses en IA, quelle que soit son étiquette.

Les révisions de prévisions ci-dessus le montrent. Legrand, Schneider et Siemens Energy ont tous relevé leurs objectifs 2026, et les data centers figuraient chaque fois parmi les raisons principales. Si les grands acteurs du cloud réduisent leurs investissements, ce sont ces mêmes objectifs qui seront revus à la baisse.

Il y a aussi la valorisation. Quand une valeur industrielle est reclassée « gagnante de l'IA », son cours cesse d'être celui d'une industrielle ordinaire. Siemens Energy cotait autour de 147 € le 12 octobre, environ 23 % sous son plus haut sur 52 semaines de 191,66 €, et toujours à environ 47 fois ses bénéfices des douze derniers mois, selon les données de StockAnalysis. Un câblier ou un fabricant de turbines à ce multiple est payé pour sa croissance. Or c'est justement la croissance qu'un ralentissement de l'IA toucherait.

Le rallye européen de l'IA a d'abord porté les puces et les équipements télécoms, avec ASML, Nokia et Aixtron. Les valeurs d'énergie et de réseau sont le même rallye, une couche plus loin.

Exemple chiffré : un portefeuille de 40 000 €

Prenons un investisseur avec un portefeuille de 40 000 €. Il détient un ETF monde, une action de semi-conducteurs, et un groupe de valeurs industrielles européennes et une utility achetées « pour équilibrer la tech ».

D'abord, la vue que la plupart des gens regardent : les positions regroupées par secteur. L'ETF est ventilé selon les poids sectoriels du MSCI World fin septembre 2026 (technologies de l'information 31,78 %, industrie 10,8 %, services aux collectivités 2,3 %, d'après la fiche de l'indice publiée par MSCI).

PositionValeurSecteurTechIndustrieServices aux collectivités
ETF MSCI World24 000 €Mixte7 627 €2 592 €552 €
ASML2 000 €Tech2 000 €
Siemens Energy3 000 €Industrie3 000 €
Schneider Electric3 000 €Industrie3 000 €
Legrand2 000 €Industrie2 000 €
Prysmian2 000 €Industrie2 000 €
Iberdrola2 000 €Services aux collectivités2 000 €
Allianz2 000 €Finance
Total40 000 €9 627 € (24 %)12 592 € (31 %)2 552 € (6 %)

Dans cette vue, la tech pèse 24 % du portefeuille. Industrie et services aux collectivités réunis, 38 %. Tout semble équilibré.

Pour un investisseur français, ce portefeuille peut tenir dans un seul PEA. ASML, Siemens Energy, Schneider Electric, Legrand, Prysmian, Iberdrola et Allianz ont leur siège dans l'Union européenne. Or la doctrine fiscale (BOFiP) rend éligibles au PEA les titres des sociétés qui ont leur siège dans un État de l'UE et sont soumises à un impôt équivalent à l'impôt sur les sociétés. L'ETF monde, lui, peut être un ETF synthétique éligible comme CW8. ABB, dont le siège est en Suisse, hors de l'UE et de l'Espace économique européen, reste à la porte du plan. Résultat : un seul relevé, des lignes très « européennes », et l'IA nulle part en vue.

Passons maintenant au même portefeuille vu par sa dépendance à l'IA. Les parts ci-dessous sont des hypothèses pour l'exemple, expliquées dans la section suivante. Pour l'ETF, nous retenons le poids des sept plus grandes entreprises tech américaines, soit 24,76 % du MSCI World fin septembre (arrondi à 25 %).

PositionValeurDépendance à l'IA (hypothèse)Valeur liée à l'IA
ETF MSCI World24 000 €25 %6 000 €
ASML2 000 €100 %2 000 €
Siemens Energy3 000 €50 %1 500 €
Schneider Electric3 000 €50 %1 500 €
Legrand2 000 €50 %1 000 €
Prysmian2 000 €50 %1 000 €
Iberdrola2 000 €25 %500 €
Allianz2 000 €0 %0 €
Total40 000 €13 500 € (34 %)

La méthode par transparence de notre article sur la bulle IA s'arrêterait à l'ETF et à ASML : 8 000 €, soit 20 %. Les valeurs d'énergie et de réseau ajoutent 5 500 €. La dépendance réelle à l'IA monte ainsi à 34 %, contre une part « tech » de 24 %.

Les 10 000 € placés dans l'industrie européenne pour équilibrer la tech portent 5 000 € de dépendance à l'IA. Si les valeurs liées à l'IA baissaient de 30 %, le portefeuille perdrait environ 4 050 €, soit 10,1 %. L'investisseur qui ne comptait que les 20 % s'attendrait à perdre environ 2 400 €.

Ces chiffres ne valent que ce que valent les hypothèses de 50 % et 25 %. Changez-les, et le total bouge. L'enjeu n'est pas le chiffre exact. C'est que l'écart entre la vue sectorielle et la vue IA peut atteindre 10 points de pourcentage ou plus.

DEGIRO ne propose pas de PEA, comme l'explique notre comparatif CTO DEGIRO et PEA, mais beaucoup d'investisseurs français y tiennent leur CTO. Pour ces positions, le suivi de portefeuille DEGIRO de Zune.Money importe le CSV de vos transactions et liste chaque ligne avec sa valeur en euros et son poids. Vous obtenez les deux premières colonnes de ce tableau en quelques secondes.

Comment mesurer votre dépendance à l'IA en 6 étapes

Il vous faut vos positions, la fiche de chaque ETF et le dernier communiqué de résultats de chaque action détenue en direct. Comptez 30 minutes.

  1. Listez chaque position avec sa valeur en euros. Tous courtiers et tous comptes confondus, PEA, CTO et liquidités compris.
  2. Regardez à l'intérieur de chaque ETF. Servez-vous des principales lignes de la fiche pour trouver le poids des entreprises liées à l'IA. Pour un ETF monde, les sept plus grandes entreprises tech américaines sont un bon point de départ. Notre article sur le chevauchement d'ETF entre CW8, S&P 500 et les 7 Magnifiques montre comment faire pour plusieurs fonds à la fois.
  3. Classez chaque action dans l'un des quatre niveaux. C'est l'étape que la plupart des gens sautent.
    • Cœur, 100 %. Elle vend des puces IA, des machines à fabriquer des puces ou de la capacité cloud pour l'IA. Nvidia, ASML, TSMC.
    • Forte, 50 %. Les data centers pèsent 20 % ou plus des ventes ou des commandes, ou ils ont été la principale raison d'un relèvement des prévisions au cours de la dernière année. Schneider Electric, Legrand et, selon nous, Siemens Energy et Prysmian.
    • Partielle, 25 %. La demande des data centers est un moteur de croissance cité, mais l'essentiel du bénéfice vient d'ailleurs ou d'actifs régulés. La plupart des utilities, et les conglomérats comme Siemens.
    • Nulle, 0 %. Aucun lien visible. Assureurs, alimentation, biens de consommation de base, la plupart des banques.
  4. Multipliez et additionnez. Valeur fois niveau, pour chaque position. Divisez le total par la valeur du portefeuille.
  5. Comparez avec votre part de tech. L'écart entre les deux chiffres est votre pari IA caché.
  6. Faites un test de résistance. Multipliez le total lié à l'IA par 30 %. Les valeurs des semi-conducteurs ont perdu davantage en 2022, c'est donc un ordre de grandeur raisonnable pour une correction brutale.

Lisez le communiqué de résultats avant d'attribuer un niveau. Les entreprises disent clairement quand les data centers ont porté un trimestre, car les investisseurs les en récompensent. Si une entreprise ne publie pas de ventilation, choisissez le niveau inférieur et notez pourquoi.

Les risques des actions énergie IA

Le scénario des data centers est solide. Cela ne rend pas ces actions sûres. Cinq risques comptent.

Les cours intègrent déjà des années de demande. L'action Schneider a touché un record de 275 € en février, après ses résultats. Siemens Energy se payait environ 47 fois ses bénéfices passés en octobre. Quand un titre est valorisé pour sa croissance, un bon trimestre un peu moins bon que prévu peut quand même le faire chuter.

Les coupes dans les investissements IA frappent d'abord les commandes. Les équipementiers vivent de leur carnet de commandes. Si les grands acteurs du cloud ralentissent la construction de data centers, les nouvelles commandes ralentissent en un trimestre ou deux, même si le chiffre d'affaires tiré du carnet existant continue d'arriver un temps.

Les goulets du réseau jouent dans les deux sens. La file d'attente de 7 à 10 ans décrite par Ember est une raison d'acheter des équipements de réseau. Elle signifie aussi que certains projets de data centers sont retardés ou partent vers d'autres pays, et que les commandes d'équipements partent avec eux. L'AIE estime qu'environ 20 % des projets de data centers prévus dans le monde pourraient être retardés si les risques liés au réseau ne sont pas traités.

Les utilities sont régulées, ce ne sont pas des valeurs de croissance. Pour un gestionnaire de réseau, c'est un régulateur national qui fixe la rémunération de ses investissements dans le réseau. Plus de data centers peut signifier une base d'actifs plus large, ce qui aide sur plusieurs années. Mais le rendement par euro investi ne bondit pas parce que l'IA est à la mode, et le régulateur peut le baisser. Achetez une utility pour un revenu régulier, pas pour profiter de l'IA.

La politique et le prix de l'énergie. Les prix élevés de l'électricité en Europe, les limites locales aux nouveaux data centers et les changements dans le partage des coûts du réseau entre ménages et data centers peuvent tous freiner les chantiers en Europe, quelle que soit la demande mondiale en IA.

Que faire de ce chiffre

Rien de ceci n'est un conseil d'achat ou de vente. Une dépendance de 34 % à l'IA peut être un choix assumé. Le risque, c'est de la porter par accident en se croyant diversifié.

Fixez votre plafond avant la prochaine baisse. Si vous voulez garder les valeurs liées à l'IA sous 30 % du portefeuille, écrivez-le dès maintenant. Quand le chiffre dépasse ce seuil, vous allégez ou vous orientez l'argent frais ailleurs. Dans un PEA, un arbitrage n'est pas imposé tant que vous ne retirez rien, et les règles du plan sont détaillées dans notre article sur le PEA et les comptes d'investissement européens.

Les vrais diversifiants n'ont pas d'histoire de data center. Si vous voulez des parties du portefeuille qui ne suivent pas l'IA, regardez les secteurs qui ne vendent rien aux data centers : biens de consommation de base, santé, assurance, obligations d'État.

Surveillez les carnets de commandes. Siemens Energy publie ses résultats annuels le 11 novembre. Schneider, Legrand et Prysmian publient leurs chiffres du troisième trimestre dans les semaines qui viennent. La croissance de leurs commandes en dit plus sur la vraie demande en IA que n'importe quelle fuite sur les revenus d'une société privée.

La fiscalité des ventes dépend de votre pays et de votre compte. Vérifiez auprès d'un conseiller fiscal avant de rééquilibrer une grosse position.

Gardez votre dépendance à l'IA sous les yeux

Les six étapes marchent dans un tableur, mais les cours bougent chaque jour et les poids de vos lignes avec eux. Importez votre CSV DEGIRO dans Zune.Money : vos positions, leurs poids et leurs valeurs en euros se mettent à jour seuls, et vous refaites le calcul en quelques minutes après le prochain gros titre. L'offre gratuite couvre l'import et la liste complète des positions.

Questions fréquemment posées

Siemens Energy est-elle une action IA ?

Pas par son nom, mais en partie par ses bénéfices. Siemens Energy vend des turbines à gaz et des équipements de réseau, et en mai 2026 elle a lié la forte demande de turbines aux data centers américains en relevant ses prévisions de croissance. Elle ne publie pas la part des data centers dans ses ventes, donc son degré d'exposition à l'IA reste une affaire de jugement.

Les fournisseurs d'électricité profitent-ils de l'IA ?

Certains, mais lentement. Les data centers font monter la demande d'électricité et justifient plus d'investissements dans le réseau, ce qui gonfle la base d'actifs sur laquelle les gestionnaires de réseau régulés sont rémunérés. Cette rémunération est fixée par les régulateurs, pas par l'engouement pour l'IA. Ces valeurs gagnent donc moins dans un boom et perdent en général moins dans une baisse que les équipementiers.

Quel ETF détient des valeurs européennes de réseau électrique ?

Aucun ETF ne détient uniquement des valeurs européennes de réseau. Les fonds thématiques consacrés aux réseaux électriques sont mondiaux et dominés par les États-Unis. Au 30 juin 2026, le First Trust Nasdaq Clean Edge Smart Grid Infrastructure UCITS ETF détenait Schneider Electric à environ 8,3 % et Prysmian à environ 3,9 %. Consultez la dernière fiche avant d'acheter, car les poids changent.

Combien d'électricité consomme un data center IA ?

Selon l'Agence internationale de l'énergie, un data center classique dédié à l'IA consomme autant d'électricité que 100 000 foyers. Les plus grands sites en construction consommeront environ 20 fois plus. C'est pourquoi le raccordement au réseau, et non les puces, est souvent l'étape la plus lente quand on construit un nouveau data center en Europe.

Articles connexes

Une puce de silicium irisée posée sur un tissu de lin, sur un bureau en chêne clair, devant un ordinateur portable affichant un graphique boursier bleu-vert agité, pour illustrer la peur d'une bulle IA et l'exposition de votre portefeuille
actions iarisque

Bulle IA : quelle exposition pour votre portefeuille ?

La peur d'une bulle IA a passé un vrai test le jeudi 8 octobre. Le Financial Times a rapporté que le chiffre d'affaires annualisé d'OpenAI tournait autour de 5...

Deux plaques de verre translucides et colorées qui se chevauchent sur un bureau en chêne clair, à côté d'une fiche ETF imprimée, pour illustrer le chevauchement d'ETF et le poids des 7 Magnifiques dans un portefeuille
etfpea

Chevauchement ETF : CW8, S&P 500 et les 7 Magnifiques

Le chevauchement d'ETF (« ETF overlap » en anglais) survient quand plusieurs de vos fonds détiennent les mêmes entreprises. Votre exposition réelle à ces entre...

Bureau en bois clair avec un carnet de notes sur les comptes d'investissement, une tasse de café et une lumière naturelle douce
francepea

DEGIRO n'a pas de PEA : CTO vs PEA en France

Degiro ne vous propose jamais de PEA. Vous n'avez qu'une seule option d'ouverture de compte: le compte-titres ordinaire (CTO). Ce n'est pas un oubli ni une lim...

Ready to track your portfolio?

Mettez ces insights en pratique avec Zune.Money.

Nous utilisons des cookies

Uniquement pour voir ce qui fonctionne — jamais pour vendre vos données.